Respire…

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Etant consignée à la maison avec ma Grande, suite à une opération, je dévore je dois dire, avec délectation un certain nombre de films.

Celui qui m’aura probablement le plus marquée est « RESPIRE », de Mélanie LAURENT.

Ma fille était allée le voir au cinéma, et en était ressortie bouleversée. Aujourd’hui je comprends pourquoi…

Le pitch (cf TELERAMA) : Sarah, belle et émancipée, arrive en cours d’année dans le lycée de Charlie, une ado timide, fragilisée par des parents toujours entre deux ruptures. Les deux filles nouent vite une amitié fusionnelle. Jusqu’au jour où la copine cool et sexy se métamorphose en redoutable mani­pu­latrice. Harcelée, Charlie perd pied…

Le film a un peu de mal à démarrer, car d’emblée l’action se situe à l’intérieur des personnages.
L’esthétique irréprochable de la photographie nous tient malgré tout.
Cependant, au fil de l’intrigue, on s’enfonce toujours un peu plus dans la manipulation, la passion amoureuse aussi, qui prend toute son envergure à l’adolescence…
Les actrices sont magistrales, et Mélanie LAURENT touche la cible en plein cœur, lorsqu’elle dessine avec une exactitude déroutante, ce que peut-être le rapport à l’autre, quand on laisse certaines choses se rejouer à l’infini… au sein de sa propre vie, mais aussi en suivant le modèle maternel qui nous est proposé.

Parfois, la mort est une réponse moins douloureuse que celle de vivre, en ayant à affronter certains démons… Je ne vous en dit pas plus, car il est difficile d’en imaginer la fin, mais l’oeuvre est sincère, et belle aussi.

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While we strive

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Je me suis assise dans ce fauteuil, dans ce beau bâtiment, où j’avais l’impression d’être quelqu’un d’important… Mérite-t-on la culture? ??

J’ai trouvé les danseurs beaux et elle sublime… au départ j’ai eu la sensation d’assister à un concert d’aspirateurs. Je me suis dit que ça n’était pas le propos, et je me suis affranchie de tous mes codes et mes représentations. J’ai accepté de lâcher prise, de laisser l’émotion artistique me submerger et j’ai laissé les corps me parler…

En dehors de la performance physique et rythmique des trois danseurs, j’ai vu ce que je suis au quotidien: connectée mais ensemble, connectée dans la même direction, connectée en colère, connectée dans un monde virtuel que je dessine, connectée mais désespérément seule, jusqu’à l’insoutenable…

L’étreinte arrive, l’étreinte sublime dans la lumière de l’espoir… une étreinte unique à  chaque pas, à  chaque mouvement… rendue possible quand on se deconnecte…
Je veux retrouver cette étreinte, je ne veux pas me perdre seule, et si entourée virtuellement.

Le rêve fut possible parce que les danseurs m’ont transportée si loin… la chorégraphie, le rythme.
Première expérience qui fit écho… merci à vous trois petites étoiles, que j’ai suivi jusqu’au bout du mouvement.

Je vous laisse et me deconnecte.
Je pars serrer dans mes bras les gens que j’aime…

02h55 sur mon canapé…

Pour la deuxième nuit maintenant Louise s’ est réveillée cette nuit,  avec la ferme intention d’en découdre avec nos nerfs et notre fatigue. ..

Étant donné qu’actuellement le dialogue est impossible because of the fatigue, et que tout est de ma très grande faute, je me retrouve sur le canapé du salon pour cuver toute seule mes angoisses et mes petites blessures du quotidien.
Souvent j’ai pensé que le rapport de force dans le couple n’a pas lieu d’être, que tout le monde doit se faire confiance et accueillir l’autre tel qu’il est…
Et ben il est haut le putain de cocotier duquel j’essaie péniblement de redescendre !!! J’étais restée quillee dis donc…

Je crois qu’à moins d’intégrer la Petite Maison dans la prairie il va vraiment falloir que je change mon fusil d’épaule.
Recommencer à faire attention à moi. Ça part de là.
Et oue « même qu’avec même le meilleur des hommes » (lol) faut rien lâcher.
Et ben allons y ma pauvre Lucette, je vous tiendrai au courant des avancées.

Enfin en tous les cas; je constate avec dépit qu’il ne faut jamais s’ abandonner à personne. On se perd après…

Je vous laisse. Vais dormir un peu…
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De la douceur…

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La reprise est déjà bien amorcée,  et malgré cela, je sens toujours une certaine forme de douceur estivale flotter dans l’air…

Autour de moi aujourd’hui,  beaucoup de témoignages de personnes qui s’aiment, et ça fait franchement du bien.
Bb Louise dort mal en ce moment,  et comme toujours,  dans ces moments là,      ma sensibilité est décuplée. Pour une fois qu’il s’ agit d’émotions positives, profitons en!!!

J’ai enfin vu la Délicatesse des frères Foenkinos,  et ce fut un moment délicieux.

Dans la simplicité,  mon bonheur se construit.
Heureuse je suis,  heureuse d’assister au spectacle de l’amour qui vit, qui naît aussi. Quand on voit des personnes qui s’ aiment,  on reçoit beaucoup aussi…

Bonne soirée à tous.

Jack Johnson From Here Now To You

Parmi les musiques, qui font que je me sente indéniablement bien, il est un singer surfer et beau gosse de surcroît qui tape toujours dans le mille avec moi : Jack Johnson.

Si vous avez besoin de musique qui sent bon le soleil et le sable chaud, courez acheter son dernier album.

Il y a certes dans ce nouvel opus, une continuité entre chaque morceau, que l’on pourrait lui reprocher à tord, en ayant peut-être parfois l’impression que certains tracks se ressemblent énormément.
Néanmoins cet album donne vraiment l’impression d’une longue ballade sur la plage, et les mélodies si bien accordées les unes aux autres, au rythme de sa guitare, vous conduisent tout droit au bord de l’eau, caressant le sable, et somnolant au milieu des embruns et des effluves de Monoï.

Si la météo de ces derniers jours ne vous a pas conduit vers cet sensation de bonheur que l’on peut avoir lorsque les beaux jours arrivent, Jack JOHNSON vous emmènera, c’est sûr, vers un ciel plus clément, que caressent les palmiers.

Quelques liens vers cet album et une bonne journée à tous !

http://www.youtube.com/watch?v=m-J94gtklLw
http://www.youtube.com/watch?v=9s7_R3LJt8s
http://www.youtube.com/watch?v=e3NpihouxI8

 

 

 

Le jour où je l’ai rencontrée

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Au départ, ce devait être un petit film sans importance…

J’ai été très touchée… Le pitch: une histoire d’amour entre deux adolescents, où toute la difficulté d’exister en étant soi-même à cet âge-là..
Le film retrace le parcours d’un adolescent marginal, tombé amoureux d’une jeune fille très indépendante, et totalement désabusée,  par la relation amoureuse.

Là où le regard de l’autre échoue,  l’amour triomphe et donne la force d’être soi.
La révolte, l’art, le questionnement sont autant de sujets, que l’on retrouve dans ce film, à la fin duquel on ne peut s’empêcher de se demander, où est passé l’adolescent qui vivait au fond de nous…

J’étais bouleversée de me rendre compte à quel point je m’étais éloignée de moi même.
Les conventions sociales, la réussite, le cadre ont eu raison de toutes ces émotions,  très fortes, qui demeuraient au fond de moi.

Je me suis alors tournée vers mon mari, et je me suis souvenue de combien j’étais amoureuse de lui a seize ans.
Je me suis dit que je n’étais pas totalement perdue, et qu’après un échec de 14 ans, d’une vie qui ne me ressemblait pas,  revenir vers lui c’était un peu revenir vers moi.

J’ai aussi mis beaucoup d’eau dans le vin de mes angoisses maternelles… Je me suis souvenue de ce que peut éprouver ma fille aujourd’hui, à son tour adolescente.

Bref ce film est une réussite, comme tous les films que j’ai pu voir, issus de la sélection du Festival Sundance.

Le Patchwork de la vie…

Le Patchwork de la vie : Photo Jocelyn Moorhouse, Winona Ryder

C’est le titre d’un très joli film des années 90, et aussi une expression qui retranscrit à merveille la sensation que l’on peut avoir parfois, de n’être que des petits bouts de sentiments, de contradictions et d’émotions, parfois même paradoxales, tous rassemblés dans un même corps, formant du coup, le joyeux bordel de notre personnalité.

En ce moment, je ne peux malheureusement pas faire grand chose…Alors je réfléchis beaucoup (trop????). Je me rends compte chaque jour de la chance que j’ai, d’avoir la famille et le soutien que j’ai. Dire qu’il a fallu que j’attende d’avoir 37 ans pour vraiment rencontrer ma mère!
Etrange mon discours? Pas si étrange que ça, si l’on considère  notre relation telle qu’elle est aujourd’hui : un véritable échange et un vrai soutien. C’est terrible à dire mais j’ai enfin l’impression, maintenant qu’elle est à la retraite de redécouvrir ma mère. Souvent, plus jeune, j’ai eu l’impression de m’adresser à elle, et elle tournant la tête dans une autre direction (obligations professionnelles, familiales, maison, pognon, soucis …)
Aujourd’hui quand je m’adresse à elle, on se regarde dans les yeux, et on prend le temps, et putain que c’est BOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Du coup, j’essaie d’être vigilante avec Mathilde, mais parfois cet incontrôlable enfer du devoir nous happe, et on ne peut faire autrement.
Lorsque ma mère vient à la maison avec des clémentines et des noix pour me faire plaisir, qu’elle prend le temps de s’assoir pour discuter avec moi, j’ai le cœur qui se serre si fort, que je me mettrai à pleurer, tellement je suis heureuse.

Un autre petit bout de vie auquel j’ai réfléchi dans la relation mère -fille : « la culpabilité des mamans divorcées qui ont dû partir »…
Alors là, inutile de vous dire qu’on en prend plein la gueule!!!
Je suis désolée de faire une généralité, mais à moins d’être lobotomisé par une autre, l’homme ne prend jamais la décision de partir ou que très rarement, et notamment quand sa femme a découvert le  petit manège.
Alors du coup, dans un moment où toute la famille est sous le coup de l’émotion et de la douleur aussi, il est facile de montrer du doigt celle qui est partie (de n’importe quelle manière que ce soit), laissant ce pauvre homme incapable de vivre sans sa femme et son ou ses enfant(s).
Mais posons nous deux secondes les bonnes questions !!!
Si la femme part, n’a-t-elle pas aimablement été encouragée vers la porte de sortie?
Je ne dis pas que l’homme doit porter toutes les responsabilités de la relation et de son échec, mais sérieusement ( et là je cite juste mon exemple ), quand pendant une bonne dizaine d’années, lorsque rien ne va, rien n’est assez bien, tout est chiatique, au point de sans arrêt remettre en question la même personne, n’est-ce pas une question de survie que celle de se barrer ???
Oui je parle de SURVIE PSYCHOLOGIQUE !!!
N’importe quelle femme, normalement structurée, ne peut l’accepter. Je dis normalement structurée, pour moi ça signifie : sans grand traumatisme ( violences subies dans la petite enfance, qui donnent l’impression que c’est la normalité d’être maltraitée, abandon, etc…)
Aussi, et j’espère pouvoir humblement aider celles qui doivent partir, il faut ARRETER AVEC LA CULPABILITE !!!!.
Cette dernière risque de fausser notre relation à nos gamins… et j’en passe et des meilleurs.
Le simple fait d’être malheureux, et d’avoir tout essayé, devrait légitimé notre droit à la liberté.
Parce qu’au final lors d’une séparation, ce n’est pas de dégager les responsabilités de chacun (même si on est tous formaté ainsi) qui importe, ce qui compte c’est le bien être des enfants, à ne jamais perdre de vue.
Avec ce petit bout de vie, j’espère humblement en soulager certaines, et ouvrir des portes à celles qui se sentent coupables !!!

C’est fou, comme il est parfois bon d’envisager à nouveau, les grands pans de notre existence avec plus de recul.

On devrait tous être bienveillants avec nous mêmes… bienveillants ne signifie pas suffisants, n’est ce pas?

Je vous embrasse très fort…
A très vite pour d’autres petits bouts de vie…