C’est toujours une goutte d’eau dans l’océan…

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Ce petit billet va simplement venir s’ajouter aux milliers d’autres témoignages, qui ont fleuri comme des hommages, sur la toile, depuis ce triste 14 juillet 2016, où nous avons vu mourir sous nos yeux impuissants, des frères, des sœurs, des enfants de notre pays, le jour de la fête nationale.

Il n’ y a pas de mot pour dire comment cette nouvelle a broyé mon ventre, comment j’ai tremblé, comment j’ai eu la chair de galine à mesure que la liste de ceux qui nous ont quittés, s’allongeait.

Et mes enfants dans tout ça ? Ma grande de 16 ans, est très en colère. Très en colère contre l’injustice et l’irréparable, mais très inquiète du danger de la stigmatisation, qui risque d’engendrer encore plus de haine, encore plus de violence.
On a beaucoup pleuré devant la télé. Et je sais par ma mère, que mon père qui pourtant « en a vu », s’est effondré et n’a pu soutenir le regard sur l’horreur, qui défilait à la télévision.

Alors fatalement, au delà du fait qu’embrasser mes enfants le matin pour leur dire au revoir prend des allures d’éternité, parce qu’aux lendemains des attentats quand on prend les transports en commun, on a beau se dire que si c’est son heure, on aimerait qu’elle arrive le plus tard possible. Je me refuse à avoir peur, et pourtant les douleurs dans mon ventre qui se tord, me hurlent le contraire. Ça passera dans quelques jours, ça s’estompera, et je continuerai à vivre normalement, sans rien lâcher…

Les questions subsistent malgré cela, toujours… Etat d’urgence, qu’est à ce dire ? Et la prévention dans tout ça ? Jusqu’où la manipulation des médias, par l’image ? Pourquoi héberger en son sein, quelqu’un qui a un casier judiciaire, et ne respecte pas les lois de la terre qui l’accueille ? Qu’attend-on encore ?

C’est terrible mais je ne me sens pas du tout protégée, mais pas du tout… Les moyens mis en oeuvre, ont largement prouvé, et ce, au titre de 84 morts, leur inefficacité.
Ce qui me fait le plus peur dans tout ça, c’est que la douleur et l’abattement aspirent peu à peu, le sentiment de révolte. Et ça , ça me terrorise.
Chacun prendra (au niveau individuel) des mesures illusoires, qui nous permettront juste de croire, le temps qu’il nous reste à vivre, que nous courons moins de danger ; alors que le repli sur soi, est probablement la dernière chose à mettre en oeuvre.

Comment qu’on aime encore les autres, quand le cœur a si mal ?

A ce jour, je n’ai aucune réponse, et j’avoue ne jamais avoir été aussi en mal de repères.

Je vous laisse. Je vais essayer de continuer à vivre. VIVRE comme avant, quand je n’avais peur de la mort, que comme celle d’une suite logique à la vie.

CONTINUER A VIVRE ET OSER ESPÉRER, c’est peut être le plus fort acte de RÉSISTANCE, que l’on puisse poser…

P.S : J’ai oublié de vous raconter que samedi matin, j’ai amené Louise au Parc.
Un si petit parc, où l’air est doux, où le soleil passe à travers les feuillages, le parc où j’allais enfant avec mon grand-père.
Alors que je surveillais ma fille, qui glissait sur le toboggan orange, un Papa se mit à fredonner la Marseillaise, en la chuchotant à son fils; après plusieurs reprises, j’ai compris, qu’il était en train de lui apprendre l’hymne national.
Par ce doux matin pourtant si douloureux, dans le parc de mon enfance, un citoyen du monde a transmis à son enfant des valeurs, celles de notre pays.
Il s’agit bien là d’une réponse je crois, transmettre au milieu de tout ce marasme, c’est certainement une façon lui survivre aussi.

HEROES Radhouane El Meddeb au BNM

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Deuxième visite au Ballet National de Marseille, pour moi hier soir. Et encore un très très grand moment de danse.

Le livret (cf site du BNM) : Radhouane El Meddeb a repéré les jeunes interprètes de cette pièce sur le parvis du Centquatre, centre d’art situé dans un quartier populaire de Paris. Longtemps, le chorégraphe a observé ces danseurs, breakers, vogueurs, hip-hopeurs, la pulsion de vie de leurs mouvements vifs, de leurs désirs aiguisés. Tentant de comprendre ce qui se joue sur cette scène de bitume étrangère à son univers poétique, dans ce cercle improvisé où ils se jettent, fragiles, parfois perdus, à la recherche de l’autre. S’appuyant sur les détails de cette vitalité qui a déplacé sa vision de la danse, il a décidé, avec neuf d’entre eux, de transformer ses observations en un spectacle indomptable.

Les danseurs, qui évoluent sur scène, s’expriment sur une petite plaque? symbolisant certainement le bitume brodé de fils d’or.
Tantôt danseurs, tantôt spectateurs, chacun s’exprime presque à tour de rôle, dans un langage qui est celui du corps et de la danse. Parfois le danseur rejoint l’ombre silencieusement, puis s’expose à nouveau à la lumière du regard des autres.

Chaque discours du corps est un message que l’on s’approprie. C’est là où l’Art fonctionne, quand il parle à chacun d’entre nous individuellement, à travers notre histoire, notre vécu.

Arrive ensuite le moment où tous les danseurs se retrouvent tous sur le bitume, et où ce ballet incarne à la perfection la Beauté de la danse, et son potentiel à répandre la Paix.
Là où le dialogue échoue, grâce au langage du corps chacun peut s’exprimer, s’enlacer, s’entrecroiser, être différent, sans jamais se heurter.

Tous les danseurs hier soir, rivalisaient de charisme et d’énergie. Puis soudain, le regard ne compte presque plus, c’est la joie de danser qui prend le pas sur tout le reste, et qui se lit sur le visage des danseurs.

J’ai applaudi de tout mon cœur, convaincue que je suis que l’Art peut tout soigner. Et au plus profond de moi je remercie Rhaddouane EL MEDDEB, d’avoir découpé un petit morceau de bitume habité, et de l’avoir déposé sur la scène du BNM.

Je vous quitte avec la fraîcheur du ciel, dans la cour de ce lieu paisible… Je suis sortie le cœur rempli de Joie, pas pleine de ce bonheur artificiel qui fait la une des magasines féminins, non !! Remplie de cette joie profonde et sincère, que seules les émotions brutes savent nous procurer…

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PS : C’est une Etoile dans le Ciel.

 

Notre corps ne ment jamais Alice MILLER

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Au chapitre des bouquins, que la sécurité sociale pourrait rembourser il y a celui-ci
Notre corps ne ment jamais d’Alice MILLER (éditions Champs essais), en ce qui me concerne.

Dans les rayonnages de notre librairie marseillaise MAUPETIT, ce qui m’a attiré vers ce petit ouvrage par un joli après midi de printemps, c’est avant tout le titre, comme c’est souvent le cas pour chacun d’entre nous.

Après plusieurs mois de thérapie en effet, où j’ai découvert pas mal de choses sur mon histoire, et sur ce qu’elle a induit comme réflexes en moi, je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi mon corps n’écoute pas ma tête. Et bien tout simplement parce que c’est mon cœur, qui reprend toujours le dessus sur ma raison… En ayant essayé de nombreux régimes, pour évoquer le symptôme qui m’ennuie le plus, et après avoir sombré quelques mois plus tard une bonne dizaine de kilos perdus, dans la spirale de la reprise de poids, cette lecture est tombée à point nommé.

Alice MILLER, évoque dans son livre comment le dernier commandement « Tu honoreras ton père et ta mère », met en échec bon nombre de thérapies suivies par des enfants maltraitées, où les thérapeutes dictent à leurs patients que pour trouver la Paix, il faut pardonner aux parents maltraitants.

Elle indique un autre chemin, et parle du poids que cette posture thérapeutique engendre, et de la survie ou de la résurgence des symptômes inhérents, à la « pédagogie noire ». C’est une véritable avancée, qui fut longtemps décrié par ses pairs. A travers différents cas, y compris certains glanés chez les auteurs qui ont marqué la littérature, elle éclaire son raisonnement.

Ce qui a vraiment fait écho avec mon expérience dans cet ouvrage, c’est la nature des symptômes et ce qu’ils traduisent. Je vous rassure je ne suis pas une enfant battue, mais mon parcours a malheureusement été jalonné de mauvaises rencontres…

On est pas obligé d’aimer les personnes qui nous maltraitent… sacrée découverte, et sacré travail à accomplir encore !

Bref, je vous conseille vivement de courir vous procurer ce livre, pour vous sauver la vie, et peut-être même celle de vos enfants et des générations à venir.

En tous les cas, pour moi il est clair que cette rencontre avec Alice MILLER, aura contribué à définitivement changer mon regard sur mon histoire personnelle, et plus loin encore, a essayé de devenir moi-même…

Excellente lecture !

Respire…

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Etant consignée à la maison avec ma Grande, suite à une opération, je dévore je dois dire, avec délectation un certain nombre de films.

Celui qui m’aura probablement le plus marquée est « RESPIRE », de Mélanie LAURENT.

Ma fille était allée le voir au cinéma, et en était ressortie bouleversée. Aujourd’hui je comprends pourquoi…

Le pitch (cf TELERAMA) : Sarah, belle et émancipée, arrive en cours d’année dans le lycée de Charlie, une ado timide, fragilisée par des parents toujours entre deux ruptures. Les deux filles nouent vite une amitié fusionnelle. Jusqu’au jour où la copine cool et sexy se métamorphose en redoutable mani­pu­latrice. Harcelée, Charlie perd pied…

Le film a un peu de mal à démarrer, car d’emblée l’action se situe à l’intérieur des personnages.
L’esthétique irréprochable de la photographie nous tient malgré tout.
Cependant, au fil de l’intrigue, on s’enfonce toujours un peu plus dans la manipulation, la passion amoureuse aussi, qui prend toute son envergure à l’adolescence…
Les actrices sont magistrales, et Mélanie LAURENT touche la cible en plein cœur, lorsqu’elle dessine avec une exactitude déroutante, ce que peut-être le rapport à l’autre, quand on laisse certaines choses se rejouer à l’infini… au sein de sa propre vie, mais aussi en suivant le modèle maternel qui nous est proposé.

Parfois, la mort est une réponse moins douloureuse que celle de vivre, en ayant à affronter certains démons… Je ne vous en dit pas plus, car il est difficile d’en imaginer la fin, mais l’oeuvre est sincère, et belle aussi.

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Sucer des La Vosgienne, tout en matant Green Hornet !

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Ça y est les amis, je crois que j’ai définitivement touché le fond !!!

Hier soir avec mon mari, nous nous sommes affalés devant la télé, comme deux quadras qui ont 4 gosses, tous participant au plus grand relais « casse couilles » jamais organisé.
Lorsque nous avons réalisé que nous étions en train de sucer des La Vosgienne, devant Green Hornet, on s’est dit qu’on avait vraiment une vie de oufffffffffffffffff !

Alors on a décidé de changer de chaîne, et on a fait un bon en arrière avec Speed ! On s’est senti plus jeunes du coup, mais on s’est très vite endormi !

Parce que la petite a décidé soudain de nous laisser dormir, c’est la Grande qui a choisi de retapisser les murs du couloir avec son repas de midi, et puis un peu plus tard, avec celui du soir !!!

Je ne sais pas ce que je préfère en définitive, ramasser des pâtes sur mes murs à 1h du matin ou me prendre des coups de pieds taille 22, de 3 à 6h du matin !!!

On n’est jamais content en fait ! Parents indignes que nous sommes ; )

A part ça, les mots « Fuck ! » et « Oh My God ! », ont définitivement intégré le vocabulaire de ma toute petite. Je suppose qu’elle l’a bien entendu quelque part.

Nous sommes en temps de Grâce de l’An 2016 : après la perte d’un être cher, la grippe, et maintenant la gastro, sachant que nous sommes le 26 du mois de janvier, on va essayer d’être positifs et se dire que cette année, ne sera en aucun cas une année de M—E !
A j’oubliais, j’ai été réduite à jouer les Carolyn Inghalls, pendant 15 jours, avec un seau sous l’évier de la cuisine, because of un bouchon, qui nous a coûté 50 euros au black pour 1’49 d’intervention !!!

En vérité je vous le dis (comme dirait Jésus), je ne lâcherai rien de rien !
Que cette putain d’année se tienne à carreaux, parce que je suis déchaînée !

Sur ce, je vous laisse, j’ai piscine; en vous promettant de relever le niveau lors de mon prochain billet !!!

Un petit coup d’œil, juste pour rire !

Un coeur qui bat, au coeur de la Cité…

Massalia

Après une nouvelle nuit blanche passée à soigner Damoiselle Louison, qui a probablement attrapé la grippe, j’ai inscrit sur mon compteur ma neuvième heure de sommeil en 3 jours…

Inutile de vous dire, que je me sens un peu pompette, et pour cause, j’ai même failli ce matin, arranger l’ourlet du pantalon d’une illustre inconnue, qui montait juste devant moi les escalators, afin de se rendre au tram…

Je monte dans mon tram, et comme mon attention n’est que toute relative, pas de TETRIS et encore moins de roman. Je mets mon téléphone sur appareil photo, et je shoote au hasard, jusqu’à ce moment précis. La photo est retouchée avec Snapseed pour Androïd, que j’adore, et ce que j’aime encore plus, c’est le bruit sur cette photo, un peu à l’image la nébuleuse dans laquelle je me trouve aujourd’hui.

Depuis que je suis arrivée au boulot, (tout en travaillant), nous parlons d’Amour, et je me rends bien compte au fond de moi, qu’il n’y a pas vraiment de hasard, dans ces choses là…

Il semblerait que les personnes souvent maltraitées dans leur enfance, ont à l’âge adulte, un super gyrophare à maltraitants, qui leur pousse sur le front; n’attirant à leur tour que ce qu’ils connaissent déjà… un peu comme s’ils avaient une pancarte sur le front où serait inscrit : « je suis ta victime, fais de moi ce qu’il te plaira ». Il est très difficile de détacher tous ces petits mécanismes, pour être libre de choisir comme il se doit. Il ne s’agit pas là de faire de la psy à 2 balles, ou de stigmatiser, mais quand même, en discutant autour de moi, ça revient souvent sur le tapis. « Dis moi comment t’a aimé ta mère, et je te dirai qui va t’aimer !!! »

A un autre niveau, je renonce définitivement à croire au hasard.
Lorsque je pense à mon Lover de mari… je me souviens d’une lettre que je lui ai écrite en classe de seconde, où il changeait d’établissement, et où il nous a un peu lâchés, nous ses potes à l’époque…
Je lui écrivais que je serai son éternel refuge et que je serai toujours là pour lui.
25 ans plus tard, soient une lettre bio-dégradée et un cerveau de poisson rouge (en ce qui concerne la mémoire affective) plus loin, je n’arrive pas à m’empêcher de croire qu’il a peut-être enfoui ce petit courrier quelque part dans son cœur, jusqu’au jour où, il a décidé de revenir vers moi…

Ainsi, je crois que malgré le bruit autour (notre éducation, notre rapport à nous même et à l’estime de soi), dans cette cité qui rend fou et par laquelle on se laisse happé bien volontiers, prêtez attention à tous ces cœurs qui battent, sait-on jamais… l’espoir c’est comme la lumière reflétée par les vitres du tram, il vient toujours se poser là où l’on ne l’attendait pas, sublimant notre rapport au monde et à notre propre vie.
Croire encore que tout est possible…

« HEUREUX SOIENT LES FÊLÉS, CAR ILS LAISSERONT PASSER LA LUMIÈRE »
Michel AUDIARD

 

Voilà nous y sommes…

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Aux portes de cette année surréaliste et étrange…

Cette année j’ai vu mes enfants grandir, mes anciens s’étirer vers la fin, j’ai vu des yeux se fermer pour toujours, et d’autres s’ouvrir à la vie…

Cette année j’ai définitivement renoncé à être celle qu’on attend, j’ai accepté de me décevoir.

Cette année j’ai croisé le chemin de Pierre RABHI, d’Alexandre JOLLIEN et de Raphaël GLUCKSMANN. J’ai éteint la télé sur ces paroles de BALAVOINE : « J’en suis très attristé, mais je n’ai aucune appartenance ni opinion politique. Je n’ai qu’un sentiment politique, qui me pousse à la colère, à la révolte. » Cela résume assez bien le domaine sur lequel, j’ai, je crois, le plus avancé cette année.

Les attentats, la tristesse et la peur, auront eu raison de tout ce qui nous restait d’innocence. J’ai beau fouiller partout, la seule réponse que je trouve à toutes les questions que je me pose, c’est l’Amour.

Si je devais alors formuler un souhait pour l’année prochaine, ce serait celui d’aimer plus encore, d’aimer mieux, d’aimer gratos, sans besoin de retour, ni de reconnaissance. OSER L’AMOUR, PLUS LA PEUR.

Je ne me fais aucune illusion sur l’année 2016. Elle aura son lot de bonheurs, de chagrins et de déception. Je sais que j’essaierais encore et toujours, de CROIRE, d’ESPERER.

Cette année je serai déçue et en colère, mais je me relèverai j’en suis sure, parce que tant que je vois la lumière, j’ai toujours osé me dire, que c’est encore possible.

Je vous souhaite un merveilleux réveillon à tous, un réveillon, où nous savons tous, mais un réveillon où nous saurons plus que jamais toute la joie d’être en vie !

Bon je vous laisse, je dois me défriser la gueule, parce que et oui, contre le côté BRIDGET JONES de la force, je n’ai pas vraiment envie de combattre !!!