Respire…

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Etant consignée à la maison avec ma Grande, suite à une opération, je dévore je dois dire, avec délectation un certain nombre de films.

Celui qui m’aura probablement le plus marquée est « RESPIRE », de Mélanie LAURENT.

Ma fille était allée le voir au cinéma, et en était ressortie bouleversée. Aujourd’hui je comprends pourquoi…

Le pitch (cf TELERAMA) : Sarah, belle et émancipée, arrive en cours d’année dans le lycée de Charlie, une ado timide, fragilisée par des parents toujours entre deux ruptures. Les deux filles nouent vite une amitié fusionnelle. Jusqu’au jour où la copine cool et sexy se métamorphose en redoutable mani­pu­latrice. Harcelée, Charlie perd pied…

Le film a un peu de mal à démarrer, car d’emblée l’action se situe à l’intérieur des personnages.
L’esthétique irréprochable de la photographie nous tient malgré tout.
Cependant, au fil de l’intrigue, on s’enfonce toujours un peu plus dans la manipulation, la passion amoureuse aussi, qui prend toute son envergure à l’adolescence…
Les actrices sont magistrales, et Mélanie LAURENT touche la cible en plein cœur, lorsqu’elle dessine avec une exactitude déroutante, ce que peut-être le rapport à l’autre, quand on laisse certaines choses se rejouer à l’infini… au sein de sa propre vie, mais aussi en suivant le modèle maternel qui nous est proposé.

Parfois, la mort est une réponse moins douloureuse que celle de vivre, en ayant à affronter certains démons… Je ne vous en dit pas plus, car il est difficile d’en imaginer la fin, mais l’oeuvre est sincère, et belle aussi.

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Wayward Pines

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Au chapitre des séries, puisqu’il semblerait que ce soit un phénomène de société, celle qui me donne le frisson et me tient éveillée  (un véritable challenge croyez moi) c’est Wayward Pines!

Le pitch:

Un agent fédéral, Ethan Burke (Matt Dillon, plutôt bon en héros cabossé et complétement perdu), est victime de ce qui semble être un accident de voiture alors qu’il se rend dans l’Idaho pour enquêter sur la disparition de deux collègues. A son réveil, il se retrouve dans une petite ville apparemment paisible et entourée de vastes forêts de pins. Tout le monde y a l’air très gentil au premier abord, mais il découvre très vite qu’il lui est impossible de communiquer avec le reste du monde, que le temps ne semble pas s’écouler dans cette ville de la même façon qu’ailleurs, que derrière chaque façade tranquille se cache un secret (y compris le cadavre d’un des agents qu’il recherchait, laissé à pourrir dans une maison abandonnée), que le shérif local a des faux airs de vrai psychopathe, et, par-dessus tout, qu’il semble tout simplement impossible de quitter Wayward Pines.

Cette série lancée en Australie, n’a pas remporté le succès escompté. Toutefois elle est en ce moment sur Canal +, est en replay…
Le scénario est bien ficelé, on avance dans l’intrigue, en ayant toujours assez d’adrénaline pour vouloir continuer, et au moment où l’on croit qu’on a cerné l’intrigue, on est bien loin de tout imaginer….
C’est le producteur  du 6 ème sens qui est à l’origine de ce dedalle de sensations, et par conséquent, rien d’étonnant… Les acteurs sont étonnants, et on retrouve avec plaisir des 90niners comme Matt DILLON et Juliette LEWIS.

Je vous conseille donc vivement de vous y mettre, d’une manière ou d’une autre !!! Je vous laisse avec quelques images de la série. Bonne soirée à tous !

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Le jour où je l’ai rencontrée

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Au départ, ce devait être un petit film sans importance…

J’ai été très touchée… Le pitch: une histoire d’amour entre deux adolescents, où toute la difficulté d’exister en étant soi-même à cet âge-là..
Le film retrace le parcours d’un adolescent marginal, tombé amoureux d’une jeune fille très indépendante, et totalement désabusée,  par la relation amoureuse.

Là où le regard de l’autre échoue,  l’amour triomphe et donne la force d’être soi.
La révolte, l’art, le questionnement sont autant de sujets, que l’on retrouve dans ce film, à la fin duquel on ne peut s’empêcher de se demander, où est passé l’adolescent qui vivait au fond de nous…

J’étais bouleversée de me rendre compte à quel point je m’étais éloignée de moi même.
Les conventions sociales, la réussite, le cadre ont eu raison de toutes ces émotions,  très fortes, qui demeuraient au fond de moi.

Je me suis alors tournée vers mon mari, et je me suis souvenue de combien j’étais amoureuse de lui a seize ans.
Je me suis dit que je n’étais pas totalement perdue, et qu’après un échec de 14 ans, d’une vie qui ne me ressemblait pas,  revenir vers lui c’était un peu revenir vers moi.

J’ai aussi mis beaucoup d’eau dans le vin de mes angoisses maternelles… Je me suis souvenue de ce que peut éprouver ma fille aujourd’hui, à son tour adolescente.

Bref ce film est une réussite, comme tous les films que j’ai pu voir, issus de la sélection du Festival Sundance.

La couleur des Sentiments… Le film

« Tu es belle, tu es intelligente, tu es importante »…

Le pitch :
Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement…  (comme je suis très mauvaise en pitch, c’est celui d’Allo Ciné !!)

Le Casting:

Acteurs et actrices

Mon avis :
J’ai été prise par le film de la première à la dernière seconde. Pas un seul temps mort. Des actrices hors du commun qui incarnent leurs personnages à la perfection.

J’ai été éblouie par la prestation de Jessica CHASTAIN, qui est probablement l’un des personnages qui m’a le plus touché… Sans le vouloir directement parce que ça n’est pas le propos du film, je l’ai trouvée fragile et belle comme Marilyn…

C’est une histoire de FEMME, une histoire d’AMITIE, une histoire de Combat, une histoire où la jalousie et le mépris parlent aussi de ce que nous pouvons être de plus laid… Ce film a réveillé ce qui s’est un peu endormi au fond de moi, et qui vous aide pourtant à changer les choses : l’ESPOIR. L’ESPOIR de croire que le combat n’est pas vain, quel qu’il soit. L’ESPOIR en l’autre, celui avec qui on mène le combat, quand c’est trop lourd et qu’être ensemble, c’est déjà avoir un peu gagné…

Je vous invite à voir le film. Les puristes diront certainement qu’ils ont préféré  lire le livre et que ça n’a rien à voir, certes. Mais ici, ce qu’on ne peut occulter, c’est la force des actrices, et la manière dont elles se sont toutes emparées de leur rôle respectif.

J’ai eu des frissons, j’ai ri, j’ai pleuré. Bref, je me suis sentie VIVANTE, et surtout pas complètement éteinte, et ça je sais que c’est à leurs talents que je le dois !!!

De Mozart et d’un Single Man, d’un demi dieu et de cette étrange vie quand même…

One tea for Louise and I

Bien assise sur mon tabouret me revoilà, en train de pianoter sur mon clavier d’ordinateur en écoutant MOZART, rien que ça Mme !!!

A l’affiche des films que j’ai pu découvrir récemment :
A Single Man : TOM FORD : un film à l’esthétisme qui frise la perfection. Si l’intention de son auteur était bien de faire endosser le film à Colin FIRTH, alors je crois qu’il le porte à la perfection… Le personnage ne manque pas d’humour, ni même d’intelligence humaine, ce qui dénote considérablement avec le costard aseptisé du rôle principal : un prof de fac ultra brillant qui perd son unique amour, un jeune homme qui donnait un sens à sa vie… mais comment supporter cette vie lorsque l’autre n’est plus là???
Julian MOORE d’une beauté hitchcockienne, plante aussi un personnage aussi névrosé que charmant. Bref si vous aimez les belles images, et la performance d’acteur, l’introspection et que la douloureuse question du sens de l’existence s’est déjà posée à vous, vous apprécierez ce film.

Deuxième film : Maman.
L’histoire d’une mère Josiane BALASKO, qui n’a jamais su faire… face à ses deux filles Marina FOIS et Mathilde SEIGNER, qui décident une bonne fois pour toutes de régler la question des non dits, et des douleurs quotidiennes infligées par ce manque d’amour maternel. Le trio porte le film à merveille. BALASKO peut tout jouer, ça désormais j’en suis convaincue, et Marina FOIS m’a encore bluffée. Bravo !
Un beau film qui remue les tripes. Seul petit conseil, à ne pas regarder avec sa mère, si certaines questions de votre relation ne sont pas encore réglées…

Percy JACKSON 2 : chose promise, chose due à ma grande.
Contre toutes attentes et malgré mes appréhensions, j’ai passé un agréable moment. Le film est assez explicite (pour ceux qui n’auraient pas vu le 1) et PERCY et son frangin, sont ma foi très attachants. Les effets spéciaux sont sympas, et je me suis dit en quittant la salle que si j’avais été entrepreneur, j’aurais probablement créé un parc d’attractions aquatiques Percy Jackson. Par moment ça donne le vertige. La version numérique suffit à mon humble avis, à vous procurer des sensations, pour ceux et celles à qui la 3D file la gerbe, restez en donc à cette bonne vieille version.

Ca c’était pour la partie, tchi tcha !!!

En ce qui concerne cette journée, je crois que mon unique plaisir aura été cette saveur d’avant l’automne de thé à l’orange cannelle dans ma tasse so british, en écoutant Mozart.
Je vis en décalé, car comme je l’évoquais précédemment, une misérable dent qui me fait horriblement souffrir la nuit, m’empêche de dormir… C’est étrange, j’ai une perception de la réalité tout à fait décalée, du coup. Je dors le jour. Je suis très seule, car les personnes autour de moi continuent à vivre, et j’ai l’impression de flotter.
Lorsqu’on est seul, on pourrait tout à fait s’inventer une autre réalité, puisqu’on est seul à l’interpréter. De temps en temps, je me force à cet exercice douloureux de la solitude, et l’instant se transforme assez rapidement en notes de musiques, et en mots déposés là ici, sans aucune prétention que celle d’avoir l’impression d’être moins seule.

Je vous souhaite de passer une agréable journée, et s’il devait y avoir une musique qui irait superbement avec la Golden Hour, ce serait probablement celle là :
Mozart : Cosi fan tutte : Soave sia il vento…

Makrout je t'épouse quand tu veux !!!
Makrout je t’épouse quand tu veux !!!

Comme vous le savez je travaille dans un quartier où en ce moment, tout le monde fait Ramadan.

Aussi, le charmant boulanger chez lequel je me rends le midi, lorsque je n’ai pas eu le temps de me faire à manger, fait des gâteaux arabes en ce moment ( alors que lui jeûne, chapeau !!!).

Par conséquent, je ne me suis absolument pas jetée sur la première corne de gazelle qui ne présente à moi, nonnnnn bien au contraire, je lui ai préféré le makrout (bien entamé sur la photo). Je me suis délectée de ce petit moment de plaisir dans mon bureau, seule au calme et au frais !!!!
Moi les plaisirs simples, j’adôreeee ; ))


A part ça je devais vous parler d’une autre source de bonheur, découverte il y a peu, DJANGO, le film de Tarantino… Le début est un peu long, je vous l’accorde mais arrivé sur le domaine de Candy, c’est magistral !!!
Jamie FOXX et Léo sont géants, et charismatiques +++ Leur interprétation est excellente, le registre du western spaghetti est bien respecté, les plans sont magnifiques, et la bande son du film est comme à l’accoutumée, une immense source de découvertes et de ravissement !!!
Je vous le recommande, surtout si vous aimez Tarantino. J’ai retrouvé un peu la même atmosphère que dans Réservoir Dogs.
Bon fin de journée, je vais essayer de rester opérationnelle, tout en essayant de digérer mon makrout king size ; )))