Loulou et ses ptits rituels…

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2 ans et déjà pas mal de petites habitudes…
Louise déteste qu’on mette du vernis, ça la dérange.
Elle hurle Chutttt dès qu’on chante en même temps qu’un morceau.
Elle retourne sa cuillère à chaque fois qu’elle est dans sa bouche.
Elle vérifie que toutes ses peluches sont bien présentes dans son lit, après avoir couché, bordé et embrassé son gros panda en peluche sur la table à langer.
Ça fait  345 fois que je me tape « Moi moche et méchant 2 » et qu’elle hurle comme une fan des Beatles, dès que les Minions apparaissent.
Louise se caresse les pieds en regardant la télé.
Louise est amoureuse des Maroon 5 et connaît Sugar par coeur.
Louise adore quand on l’applaudit et essaie déjà de nous faire rire. A ce moment là elle a les yeux qui pétillent.
Sans elle pas de bruit, pas de fun, pas de courage. C’est un sacré quelqu’un déjà…

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La reprise…

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Voilà, ça y est, la reprise est consommée.

Je ne peux pas dire que je sois mécontente, parce que je ressens au fond de moi le besoin de bosser, de voir les copines, mais la séparation avec mes filles, après trois semaines passées ensemble est très douloureuse.

Je me demandais hier soir comment Louise réagirait, quand je la retrouverai… Elle ne m’a pas quittée de toute la soirée, et lorsque je l’ai couchée le soir, elle a pleuré si fort que j’ai dû la reprendre un peu encore. Comme si le temps passé ensemble n’avait pas été assez long, comme si le besoin d’exprimer le manque était plus fort que tout.
Lorsque j’ai couché la toute petite, j’ai câliné ma grande, et là, juste en passant ma main dans ses cheveux, mon coeur s’est serré très fort, et j’ai pris l’énorme claque du temps qui passe.

Je ne sais pas d’où vient cette stupide attitude qui consiste à beaucoup moins câliner les enfants quand ils grandissent, comme si on voulait se protéger nous même de leur éloignement. J’en ai moi énormément souffert, et je me rends compte que je fais, exactement la même chose avec ma fille.
L’année prochaine le brevet… déjà… ma grande et mon petit enfant chéri dans mon coeur.

Il me tarde déjà ce soir de les retrouver toutes les deux.

En attendant ce doux moment, je vous souhaite une bonne journée à tous et toutes, et profitez bien de vos enfants si vous êtes en vacances ; )

La Boum le retour

Ce soir je tourne dans un remake de La Boum. Sauf que le père ce soir c’est moi.

Mathilde est allée se faire un ciné avec ses copains.
Pour moi le programme de départ c’était repas surprise chez les parents, les parents qui sont allés manger au restaurant !!!!

Ayant décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur je me dirige donc vers un supermarché pour faire un tour et passer le temps.

Je décide donc de m’acheter un petit sandwich au jambon et au fromage, qui s’avère être un sandwich beurre beurre beurre, un tout petit peu de pain, une minuscule tranche de fromage et un tout petit triangle de jambon.
J’ai la bonne idée de prendre avec ça, une bouteille de Badoit gazeuse, très très très très très gazeuse !!!!
Je me suis donc fait pipi dessus, dans la voiture, la bouteille, ayant exposé au moment où je l’ai ouverte !!!!
Je suis trempée de la tête aux pieds c’est un véritable bonheur !!!!
Je pense que ma fille aura trop la honte quand j’irai la chercher ça vaudra pour les deux heures 45 d’attente dans la voiture !!!
Le ventilateur de ma caisse est à fond, je grelotte déjà et oui quand on roule pas, l’air est froid !!!

Je ne vois pas pourquoi vous croyez que j’ai les boules, je n’ai pas les boules je suis juste un peu irritée !!!!
Plan B je décide de sortir de la voiture et de sécher au soleil !!!
J’avais juste oublié qu’à huit du soir, même s’il fait beau à Marseille, le soleil ça fait longtemps qu’il s’est barré !!!!

Je commence à comprendre ce que le père de Vic Bereton a ressenti ce soir là, et j’espère de tout mon coeur que ma fille ne sera pas en retard sinon je pense que je vais la décalquer!!!!

Avec les enfants à cet âge c’est jamais assez !!!
P***** j’ai froid je vais rouler, l’air qui sortira de ce fichu ventilateur sera au moins chaud !!!

Je vous laisse sur cette note très positive j’ai encore trois quart d’heures de planque à faire! !!

C’était Steph en direct d’une p***** de bonne soirée !!!! Dire que je rate simultanément le Real et les nouveaux épisodes de la saison de Grey’s Anatomy !!!

Dévoué à ma fille affirmatif mais no comment !!! Énervée affirmatif mais no comment!!! Si j’me caille, affirmatif mais no comment !!!
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Je suis dans de beaux draps !!

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Stéphanie Bridgewater !!!!

Le jour où je l’ai rencontrée

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Au départ, ce devait être un petit film sans importance…

J’ai été très touchée… Le pitch: une histoire d’amour entre deux adolescents, où toute la difficulté d’exister en étant soi-même à cet âge-là..
Le film retrace le parcours d’un adolescent marginal, tombé amoureux d’une jeune fille très indépendante, et totalement désabusée,  par la relation amoureuse.

Là où le regard de l’autre échoue,  l’amour triomphe et donne la force d’être soi.
La révolte, l’art, le questionnement sont autant de sujets, que l’on retrouve dans ce film, à la fin duquel on ne peut s’empêcher de se demander, où est passé l’adolescent qui vivait au fond de nous…

J’étais bouleversée de me rendre compte à quel point je m’étais éloignée de moi même.
Les conventions sociales, la réussite, le cadre ont eu raison de toutes ces émotions,  très fortes, qui demeuraient au fond de moi.

Je me suis alors tournée vers mon mari, et je me suis souvenue de combien j’étais amoureuse de lui a seize ans.
Je me suis dit que je n’étais pas totalement perdue, et qu’après un échec de 14 ans, d’une vie qui ne me ressemblait pas,  revenir vers lui c’était un peu revenir vers moi.

J’ai aussi mis beaucoup d’eau dans le vin de mes angoisses maternelles… Je me suis souvenue de ce que peut éprouver ma fille aujourd’hui, à son tour adolescente.

Bref ce film est une réussite, comme tous les films que j’ai pu voir, issus de la sélection du Festival Sundance.

Le selfie. ..

Un bon moyen de trouver un peu de self estime avec le selfie, surtout quand on est très seule en journée.
J’ai une ado qui connaît ses premières peines de coeur et une toute petite qui vit ses premiers fous rires…
Quel grand écart !!!
Chaque seconde me rapproche un peu plus de la reprise du travail et j’angoisse. Alors je me réveille même la nuit pour regarder Loulou dormir.
Cette parenthèse est douce mais je sais aussi que Louise et moi aurons tôt ou tard, besoin d’autre chose.
Parfois ça fait mal quand on aime si fort… c’est comme ça qu’on se sent en vie aussi, je crois.
Je reste définitivement plus mère que femme et je me dis que lorsque mes deux filles partiront, j’aurai tout le temps de m’occuper de moi.
Bonne journée à tous et profitez bien de la douceur d’aimer vos enfants,  c’est un trésor si précieux. ..
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The return at last!!!

Louise le 9ème jour

Après un long moment d’absence, où Louise a vu le jour, je reviens pour coucher sur ces pages mes plus fidèles impressions…

J’ai l’impression déjà que je ne serai plus jamais la même femme. Accoucher c’est donner naissance à un enfant, mais aussi à une autre femme, je crois… Lorsque je porte LOUISE dans mes bras, j’ai l’impression qu’elle n’existe pas tellement je l’ai désirée. Souvent je la regarde respirer jusqu’à ce que les yeux me brûlent, et que je ne puisse plus les garder ouverts…

Cette naissance m’a aussi fragilisée, dans le sens où dès que Louise va mal, je souffre avec elle, et c’est un sentiment, que je n’ai plus eu depuis longtemps… Et en même temps, c’est tellement fort de pouvoir la respirer, et la réconforter…

Je vous envoie quelques photos, en attendant un prochain article plus construit.

A Très vite et bonne année, que chaque jour votre vie vous ressemble un peu plus…

P.S : photo J.BOURRELY

 

 

Le Patchwork de la vie…

Le Patchwork de la vie : Photo Jocelyn Moorhouse, Winona Ryder

C’est le titre d’un très joli film des années 90, et aussi une expression qui retranscrit à merveille la sensation que l’on peut avoir parfois, de n’être que des petits bouts de sentiments, de contradictions et d’émotions, parfois même paradoxales, tous rassemblés dans un même corps, formant du coup, le joyeux bordel de notre personnalité.

En ce moment, je ne peux malheureusement pas faire grand chose…Alors je réfléchis beaucoup (trop????). Je me rends compte chaque jour de la chance que j’ai, d’avoir la famille et le soutien que j’ai. Dire qu’il a fallu que j’attende d’avoir 37 ans pour vraiment rencontrer ma mère!
Etrange mon discours? Pas si étrange que ça, si l’on considère  notre relation telle qu’elle est aujourd’hui : un véritable échange et un vrai soutien. C’est terrible à dire mais j’ai enfin l’impression, maintenant qu’elle est à la retraite de redécouvrir ma mère. Souvent, plus jeune, j’ai eu l’impression de m’adresser à elle, et elle tournant la tête dans une autre direction (obligations professionnelles, familiales, maison, pognon, soucis …)
Aujourd’hui quand je m’adresse à elle, on se regarde dans les yeux, et on prend le temps, et putain que c’est BOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Du coup, j’essaie d’être vigilante avec Mathilde, mais parfois cet incontrôlable enfer du devoir nous happe, et on ne peut faire autrement.
Lorsque ma mère vient à la maison avec des clémentines et des noix pour me faire plaisir, qu’elle prend le temps de s’assoir pour discuter avec moi, j’ai le cœur qui se serre si fort, que je me mettrai à pleurer, tellement je suis heureuse.

Un autre petit bout de vie auquel j’ai réfléchi dans la relation mère -fille : « la culpabilité des mamans divorcées qui ont dû partir »…
Alors là, inutile de vous dire qu’on en prend plein la gueule!!!
Je suis désolée de faire une généralité, mais à moins d’être lobotomisé par une autre, l’homme ne prend jamais la décision de partir ou que très rarement, et notamment quand sa femme a découvert le  petit manège.
Alors du coup, dans un moment où toute la famille est sous le coup de l’émotion et de la douleur aussi, il est facile de montrer du doigt celle qui est partie (de n’importe quelle manière que ce soit), laissant ce pauvre homme incapable de vivre sans sa femme et son ou ses enfant(s).
Mais posons nous deux secondes les bonnes questions !!!
Si la femme part, n’a-t-elle pas aimablement été encouragée vers la porte de sortie?
Je ne dis pas que l’homme doit porter toutes les responsabilités de la relation et de son échec, mais sérieusement ( et là je cite juste mon exemple ), quand pendant une bonne dizaine d’années, lorsque rien ne va, rien n’est assez bien, tout est chiatique, au point de sans arrêt remettre en question la même personne, n’est-ce pas une question de survie que celle de se barrer ???
Oui je parle de SURVIE PSYCHOLOGIQUE !!!
N’importe quelle femme, normalement structurée, ne peut l’accepter. Je dis normalement structurée, pour moi ça signifie : sans grand traumatisme ( violences subies dans la petite enfance, qui donnent l’impression que c’est la normalité d’être maltraitée, abandon, etc…)
Aussi, et j’espère pouvoir humblement aider celles qui doivent partir, il faut ARRETER AVEC LA CULPABILITE !!!!.
Cette dernière risque de fausser notre relation à nos gamins… et j’en passe et des meilleurs.
Le simple fait d’être malheureux, et d’avoir tout essayé, devrait légitimé notre droit à la liberté.
Parce qu’au final lors d’une séparation, ce n’est pas de dégager les responsabilités de chacun (même si on est tous formaté ainsi) qui importe, ce qui compte c’est le bien être des enfants, à ne jamais perdre de vue.
Avec ce petit bout de vie, j’espère humblement en soulager certaines, et ouvrir des portes à celles qui se sentent coupables !!!

C’est fou, comme il est parfois bon d’envisager à nouveau, les grands pans de notre existence avec plus de recul.

On devrait tous être bienveillants avec nous mêmes… bienveillants ne signifie pas suffisants, n’est ce pas?

Je vous embrasse très fort…
A très vite pour d’autres petits bouts de vie…