Pas si grave Justine LEVY

AVT_Justine-Levy_5057

Cela remonte à quelques mois déjà, mais je dois vous avouer qu’elle s’est très vite fait une petite place dans mon cœur.

L’histoire est très simple : une rupture… Louise est abandonnée par Adrien, pour une autre femme qui n’est autre que sa belle mère.
On assiste alors lentement à la descente aux enfers de l’héroïne, anesthésiée qu’elle est par la douleur qu’elle éprouve, et tout ce qu’elle avale pour essayer de l’étouffer…

Une mère farfelue, mais aimante ; un père enfant absent mais très protecteur… Tous ces paradoxes , viennent s’entrechoquer dans le cœur de Louise, qui essaie de réapprendre à vivre, puis tout doucement à aimer.

Quelques morceaux choisis :

« C’est difficile, le monde dans la gueule. C’est difficile, de bien voir, de bien entendre, de tout sentir, sans filtre. »
« Je n’étais pas dans l’hésitation, je n’étais pas dans l’exigence ou le rêve ou le refus, j’étais dans le vide, pas somnambule pas zombie, non, juste vide, flottante, un peu ailleurs. »
« Et c’est juste de mots, des petits mots tout ronds comme des gouttes d’eau, glacés mais pas méchants, des mots qui ne me font plus rien, des mots d’une vie qui n’est plus la nôtre, les gouttes d’une vie qui ne ressemble plus à une vie, tu m’ennuies. »
« Peut être qu’il fallait qu’on se quitte pour devenir adultes. Peut être que c’était le seul moyen de grandir avant de vieillir. Peut être qu’il le fallait pour savoir un jour ce qu’aimer veut vraiment dire. Aimer ça ne veut pas dire se ressembler. Aimer ça ne veut pas dire être pareils, se conduire comme deux jumeaux, croire qu’on est inséparable. Aimer c’est de ne pas avoir peur de se quitter ou de cesser d’aimer. Aimer c’est accepter de tomber, tout seul, de se relever tout seul […] »

Dans ce livre autobiographique, Justine LEVY règle ses comptes, avec beaucoup d’énergie…

J’ai adoré ce livre, car son écriture se révèle juste,  vraie.
Le style est simple et très incisif.
« Toute pauvre petite fille riche » qu’elle soit, comme la qualifiait sa mère, Justine peut très bien se passer de LEVY, pour s’affirmer au travers de l’écriture. Elle fonce dans le tas ou dans le vide qu’importe, mais elle avance, elle avance toujours…

Ces grands moments de vides existentiels ont fait écho aux miens, tout comme la relation d’amour infini, qui l’unira toujours à sa grand-mère.

Il faut avoir le cœur bien accroché, pour voyager avec ce livre.

Mais de temps en temps, il est bon de se rappeler qu’en amour, finalement, nous ne sommes toujours tous, que des funambules.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s